Au sujet du qui termine certains mots ...


Certains mots non accentués sur la syllabe finale et ne donnant pas lieu à la mutation consonnatique (pour le mot suivant) sont souvent modifiés pour faire apparaître une apostrophe suivie d'un e accentué.

Parolla Altra scrittura Esempiu Funčtica
Cume cum'è Cume tù sì azeza !

[k'umɛttusi adz'ɛdza]

Quante quant'è Quante tù dici !

[kwantɛttudd'iʤi]

Quandu quand'è Mi scriverai quande tů averai u tempu.

[miskriwer'ai gwandɛttuawer'ai ud'ɛ̃mpu]

Inde ind'è = indè Hè vinutu inde tè.

[ɛbin'udu ndɛt'ɛ]

= Sì S'è Sè vo sapìssete !

[sɛbɔzab'issɛdɛ]

Cet usage est très largement répandu (même si on peut se demander quelle est son utilité !). Ca parait même assez absurde car en Corse du sud, on dit plutôt Cumi, Quanti, Quandi, , et que là il n'y a pas cette écriture que serait Cum'ì !!!

Il faut noter que ce n'est pas le cas pour Qualchi qui est pourtant soumis au même phénomène mais se termine par un i !!!!

Enfin, dans écrit même ch'è plutôt que chè : Ci vole ch'è tù mi dìa un colpu di manu.

Extrait de p.249 :

Cume et Quante bien que terminés par une syllabe atone, ne donnent pas lieu à la mutation phonétique : lorsqu'ils sont suivis d'un mot commençant par une consonne mutante, celle-ci conserve sa prononciation sourde (...). Il s'agit là d'une exception qui frappe d'autres mots : l'adjectif indéfini qualchi, l'adverbe de comparaison tamante, le pronom relatif induve (induva au Sud) et les conjonctions de coordination polysyllabiques à terminaison atone.
En ce qui concerne la langue écrite, l'usage d'une prénotation phonétique s'est largement répandu depuis quelques décennies. Cet usage consiste à placer la particule tonique à la suite du polysyllabe élidé. Il n'y a pas de prénotation à la suite des formes terminées en i (cumi, quanti, qualchi) ou a (induva).

 
Extrait de p.19 : La particule explétive euphonique e

La langue corse dispose d'une particule euphonique formée de la lettre e. Elle est utilisée dans certaines expressions où l'élision de la dernière lettre ne suffit pas à établir l'euphonie. Nous avons vu, avecles exceptions à la règle de l'adoucissement ou de la disparition de certaines consonnes à la prononciation après une voyelle, que cette variante ne se produit pas après le e particule euphonique.

Nous aurons l'occasion de constater à de nombreuses reprises dans ce précis l'emploi de cette particule. Mais pour bien faire saisir son mécanisme, prenons dès maintenant un exemple de cet emploi avec l'adverbe de manière cumu (= comment, comme).

Comme tu veux : cum'e tu voli. *

* : avec l'écriture adoptée sur ce site : cum'è tù voli ou plutôt cume tù voli.

Voir aussi Les divergences d'écriture.

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